Mon intérêt pour la nourriture et la santé n’est pas né hier. J’ai longtemps cru que les régimes et la restriction étaient la seule vraie façon de contrôler son poids. Il y a 6 ans, à l’université, je suis allée à une conférence qui s’appelait Qu’est-ce que manger normalement?. Ce jour-là ma vie a changé. Non seulement j’ai compris que ce n’est pas si simple, mais en même temps, j’ai compris qu’il n’y a rien de plus simple. J’ai l’air contradictoire, et je le suis, parce que les messages envoyés par la société sont contradictoires, et même par les différentes théories alimentaires. Et il faut apprendre à jongler avec ça. Bon, assez pour la tranche de vie. Voici un article sur la base de la vraie bonne alimentation.

À l’origine, manger c’est se nourrir. La nourriture est à l’être vivant ce que l’essence est à la voiture. Contradiction? Aujourd’hui, ce n’est pas vrai. C’est aussi un acte social, sensuel et émotif. On mange le plus souvent parce qu’on a faim, mais aussi parfois pour combler un manque affectif ou pour faire plaisir à ses hôtes. On peut donc dire que la nourriture répond à 4 besoins fondamentaux (pas nécessairement dans cet ordre) :

  • Fournir les ressources quotidiennes nécessaires pour créer de l’énergie et se maintenir actif.
  • Entretenir la santé de l’organisme, puisque les éléments nutritifs assurent la croissance et le fonctionnement optimal des cellules, des tissus, des organes, etc.
  • Guérir ou aider à guérir diverses maladies.
  • Procurer du plaisir et du bien-être.
C’est beau, hein? Mais encore?

 

Les recherches sur la bonne alimentation s’entendent sur quelques points :

 

  • Des repas équilibrés
  • une alimentation variée
  • Des aliments frais et de bonne qualité
  • Une quantité raisonnable
  • Une alimentation savoureuse
Oui, oui, mais… Où est le plaisir?

 

“C’est la saveur qui, en premier lieu, détermine nos choix alimentaires, et les témoignages sont unanimes : si tant de gens abandonnent le programme alimentaire qui leur est pourtant idéal, c’est qu’il ne leur procure pas de plaisir. Or la teneur élevée en sel, en sucres et en gras des aliments transformés semble être de plus en plus appréciée et serait même, chez les jeunes, en train de devenir la norme. Pour contrebalancer l’attirance de ces mets « sur-savorisés », il faut s’offrir les aliments sains que l’on apprécie particulièrement et les apprêter de manière savoureuse – à l’aide, notamment, de fines herbes dont plusieurs sont une bonne source d’éléments nutritifs…”

 

Oui, les recherches nous disent : oubliez le salé, le sucré et le gras. Optez pour des fruits, des légumes, des vrais produits frais… Ça y est? vous avez réussi à les oublier? Bravo. Vous êtes maintenant parfaitement conditionnés. Allez dans le vrai monde.Puis, réussissez-vous à toujours remplacer les frites par la salade? À dire à vos amis qui vous reçoivent pour un BBQ autour de la piscine que vous ne mangez pas de… À apporter votre lunch au travail? À manger un fruit quand vous avez, pour une raison mystérieuse, une envie insoutenable de chocolat (hormonale dans certains cas)? NON. NON. NON.

 

Alors quoi?Voici ce que les nutritionnistes ne vous diront pas. Manger c’est se nourrir. Manger ce que vous voulez. Mais respectez votre satiété. Quand vous allez à la pompe, mettre de l’essence dans votre voiture, vous continuez après le bruit qui vous dit que le réservoir est plein? Non, c’est inutile. Pour répondre au besoin fondamental du plaisir, il faut, parfois, manger ce qui est “interdit”. Et oui. C’est tout. C’est ça le secret. Le défi, ce n’est pas de résister. Le défi c’est de s’écouter. Manger et arrêter quand vous n’avez plus faim.Je ne dis pas de manger des frites, au déjeuner, dîner et souper. Je ne dis pas que les théories alimentaires ne valent rien. Je dis seulement qu’elles ne disent pas tout.

 

À suivre…

citation : www.passeportsante.net