Quand je vous ai annoncé mon déménagement en Europe, je vous ai dit que j’avais deux scoops pour vous, mais que vous deviez attendre un peu pour le deuxième. Eh bien, le temps est arrivé. Deuxième tranche de vie!

En janvier dernier, on m’a diagnostiqué de l’endométriose. Sans vous ennuyer avec les détails, j’ai décidé de vous en parler un peu et de vous expliquer ce que j’essaie de faire. L’endométriose est une maladie du système reproducteur qui touche des millions de femmes dans le monde, et qui malgré cela, n’a pas de cure connue. Le tout commence généralement à la puberté et s’aggrave avec les années si rien n’est fait. La douleur chronique engendrée peut pour certaines femmes être complètement paralysante. Dans mon cas, les médecins ont suggéré une hystérectomie pour soulager les symptômes pour quelques années, mais je veux des enfants, du moins je veux essayer d’en avoir, alors j’ai refusé cette avenue. Ils m’ont dit que je devais donc vivre avec ma douleur quotidienne ou prendre des antidouleurs puissants qui avec le temps ne feront plus aucun effet, autre que de détruire mon foie. Avec des symptômes comme des douleurs dans la région pelvienne, dans le bas du dos, dans les jambes, de la douleur lors de la miction ou du transit intestinal, de la douleurs lors de relations sexuelles, du sang dans l’urine et les selles, des menstruations irrégulières et abondantes et une possibilité d’infertilité, je n’ai pas pu rester à rien faire.

Les causes exactes de cette maladie ne sont pas très claires. Plusieurs chercheurs s’entendent sur certaines possibilités : un excès œstrogène dans le corps, le stress et l’alimentation. Donc, comme malgré une opération et des mois de traitements hormonaux, je continue de souffrir beaucoup et que la médecine traditionnelle ne peut pas grand chose pour moi, après beaucoup de recherches, j’ai décidé de me tourner vers la médecine holistique. En plus du yoga, de la méditation et de la visualisation pour le gérer le stress, j’ai décidé de mettre l’emphase sur mon alimentation.

En plus de l’oestrogène naturellement produit par les ovaires, les cellules de graisses du corps en produisent.  Aussi, le corps en absorbe de la pilule contraceptive. Finalement, le reste vient de l’alimentation. On en trouve dans les produits animaux (elle vient directement de l’oestrogène produit par ceux-ci ou de ce quoi on les nourrit), dans les produits de soya et dans des pesticides et autres produits chimiques.

Un changement d’alimentation pourrait m’aider à gérer mes niveaux d’oestrogène, perdre un peu de poids (donc éviter que des cellules de gras en produisent plus) et éviter les produits chimiques.

Voici donc les changements apportés après différentes recherches :

Je ne consomme plus de :

  • viande ou produits animaux (pour réduire l’oestrogène)
  • gluten (diminuer les symptômes liés à la digestion due à l’inflammation)
  • soya (pour réduire l’oestrogène)
  • sucre (pour réduire inflammation)
  • gras (pour réduire inflammation)
  • caféine (pour réduire l’oestrogène)
  • alcool (pour réduire l’oestrogène)

L’objectif est une alimentation le plus bio possible,  à 50% de fruits et légumes crus. Une alimentation haute en fibres aide à réduire le taux d’oestrogène. Donc, c’est principalement une alimentation à base de plantes incluant :

  • fruits
  • légumes
  • noix et graines
  • légumineuses
  • grains entiers sans gluten (riz, quinoa, etc)

Je ne voulais pas vous en parler au début parce que je ne savais pas comment j’allais réagir à ces changements, si j’allais être capable de tenir le coup, alors j’ai pris le temps de m’y habituer avant de vous l’annoncer officiellement. Évidemment, cette nouvelle encore va affecter le blogue. Il y aura toujours de bonnes recettes, mais elles seront plus orientées vers la santé. Je vais tenter de vous donner des options pour ne pas trop vous restreindre! Vous avez peut-être déjà remarqué que les dernières recettes étaient végétaliennes et sans gluten…Je pensais que ça serait extrêmement difficile, mais à vrai dire, ça s’avère relativement facile. Un des avantages d’avoir déménagé, c’est que mon frigo et mes armoires étaient toutes vides. C’est une chance de recommencer à neuf. Vous vous demandez peut-être de quoi à l’air mon réfrigérateur avec tout ça? Voyez-vous même! Et pour vous, ça vous offre des recettes santé en abondance!

frigo

Avec tout ça, vous devez vous demander si ça fonctionne! Eh bien, j’ai commencé le 4 septembre, donc ça fait plus de 2 mois. En général, les femmes voient leurs symptômes radicalement réduire ou même disparaître après 3 à 6 mois. Je ne peux pas dire que je suis en pleine forme, mais malgré des hauts et des bas, je pense que je vais un peu mieux déjà. Alors, je vais devoir vous tenir au courant.

Je ne savais pas si je voulais vous en parler du tout au début, mais quand j’ai lu les histoires de d’autres, j’ai été inspirée et j’ai pensé que peut-être certains d’entre vous le seront aussi. La liste de maladie que l’alimentation hypotoxique ou antiinflammatoire clame pouvoir régler est impressionnante. Si vous souffrez de douleurs chroniques ou d’une autre maladie, c’est peut-être une option pour vous aussi. Du moins, de suivre mon évolution peut peut-être vous donner espoir. Je suis confiante, n’est-ce pas?!

J’ai hâte de savoir ce que vous en pensez. Si certains voulaient des références ou des suggestions de lecture, dites-moi-le je les partagerai avec vous. En attendant, si vous voulez voir une des personnes qui m’a inspirée, la voici :

C’est un peu long et c’est en anglais, mais c’est très intéressant. Il y a une série de questions à la fin donc c’est moins pire que vous pensez.

À suivre.